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Comment les entreprises canadiennes gèrent la volatilité des marchés dans un contexte de guerres commerciales

Alors que les politiques mondiales se stabilisent, les entreprises canadiennes sont confrontées à une forte volatilité. Qu’il s’agisse des fluctuations du dollar canadien (aussi appelé « huard »), des baisses des marchés boursiers ou du ralentissement du commerce transfrontalier, il est clair que les entreprises doivent s’adapter sous peine d’être distancées. La gestion des risques financiers exige une compréhension approfondie de la volatilité financière.

Dans le même temps, lorsque la conjoncture semble évoluer constamment, voire se retourner contre elle, s'y adapter devient un véritable défi. Prendre les meilleures décisions pour améliorer sa situation ne peut se résumer à de simples conjectures lorsque les risques internationaux sont élevés. Alors, comment les entreprises peuvent-elles affronter la volatilité de front ? Cela exige des stratégies efficaces de gestion du risque de change.

 

Analyser les indicateurs de récession économique pour prendre des décisions éclairées

Une récession économique est une perspective regrettable dans les circonstances actuelles, mais elle fournit également aux propriétaires d’entreprise des indices importants sur le comportement des devises. En règle générale, en période de récession, le dollar canadien perd de la valeur par rapport au dollar américain, car ce dernier est considéré comme une monnaie refuge.

En règle générale, mais pas exclusivement, les taux de change ont tendance à baisser en période de récession en raison de la diminution de la demande pour la devise qui se déprécie. Cependant, lors de la crise financière de 2008, par exemple, le dollar américain a fait exception à cette règle et s'est apprécié, clôturant l'année à un taux de change de 1.224 par rapport au dollar canadien.

La monnaie ne suivra pas un modèle prédéterminé, mais certaines tendances peuvent être utiles à prendre en compte lors de la formulation d’une réponse. Outre les taux de change, le suivi de l’inflation, du chômage et de la confiance des consommateurs permet d’avoir une image plus claire des perspectives économiques. *Remarque : Les taux de change sont affectés par de multiples facteurs au-delà des récessions, notamment les politiques monétaires et les développements géopolitiques.*

La confiance a récemment atteint son plus bas niveau en quatre ans aux États-Unis, tandis que le Canada connaît un important ralentissement économique . Dans ce contexte, la meilleure approche consiste à analyser le comportement des consommateurs lors des récessions ou de périodes similaires afin d'anticiper les baisses de ventes potentielles. *L'analyse des données historiques des clients fournit des informations précieuses sur l'impact des récessions sur les comportements d'achat.*

 

Évaluer l'impact de la dépréciation de la monnaie et de la demande

Si la valeur du dollar canadien (« huard ») diminue de manière significative, les importateurs, les exportateurs et les commerçants seront confrontés à de graves conséquences. Pour les importateurs, un dollar canadien plus faible signifie des coûts de production plus élevés, ce qui pourrait finalement entraîner une demande plus élevée pour leurs produits à l’étranger qu’au niveau national. Les exportateurs, en revanche, seront mieux lotis avec un dollar plus faible, car des taux de change plus bas rendront les affaires moins chères.

Un récent rapport de S&P Global prévoit que l'incertitude commerciale entre le Canada et les États-Unis influencera le moral des consommateurs et des entreprises, avec une prévision de croissance annuelle moyenne de 1.2 % pour le reste de l'année. Où que vous soyez, il est essentiel de suivre l'évolution du marché et d'agir rapidement lorsque les conditions sont favorables. Si les entreprises craignent un renforcement du dollar américain, elles peuvent acheter des dollars à l'avance en grande quantité et les conserver. *Cette mesure constitue une protection efficace contre la volatilité des taux de change.*

 

Aiguisez vos compétences en matière de compréhension des risques de change.

Que vous échangiez ou négociiez à l’international, il est essentiel de comprendre les risques associés aux devises étrangères. Ces risques se répartissent principalement en trois catégories : les risques de transaction, les risques de conversion et les risques économiques, chacun d’entre eux nécessitant des considérations particulières.

• Risques liés aux transactions : Ceux-ci surviennent au niveau du taux de change, ce qui signifie que les achats auprès d'un vendeur international peuvent coûter plus cher si le taux de change de la devise de l'acheteur est défavorable.

• Risques de conversion : Ces risques surviennent lorsqu’une entreprise exerce ses activités dans plusieurs juridictions, obligeant les sociétés mères à convertir les informations financières de leurs filiales dans la devise du pays d’accueil, ce qui peut entraîner des pertes. *Ces risques sont particulièrement importants pour les entreprises multinationales ayant d’importantes activités à l’étranger.*

• Risques économiques : Ceux-ci dépendent de facteurs plus vastes, tels que la politique mondiale, la santé des chaînes d’approvisionnement, l’inflation, etc., ce qui entraîne une volatilité des marchés des changes et nécessite des solutions à long terme. *La gestion de ces risques exige une analyse approfondie des données économiques et des tendances du marché.*

Plus vous aurez d’expérience dans le domaine bancaire et commercial international, plus vous serez capable d’identifier comment ces risques peuvent apparaître dans votre entreprise. Mais lutter contre ces risques n’est pas seulement une question d’expertise. Explorez des stratégies de couverture, par exemple pour gérer de manière proactive les ralentissements potentiels. *Les stratégies de couverture sont des outils essentiels pour gérer le risque de change et réduire les pertes potentielles.*

La guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada pose des défis aux entreprises. Tout au long de cette période, le dollar canadien fluctuera, et il est raisonnable d'envisager la possibilité d'une récession. Au cours des prochains mois, il sera essentiel d'évaluer les risques de marché actuels et de planifier soigneusement une volatilité accrue. Malgré tout, de nombreux chefs d'entreprise canadiens réagissent déjà, se préparant à être plus que prêts à faire face aux nombreux événements de cette année.

Les informations contenues dans ce document ne constituent pas des conseils d’investissement, fiscaux ou financiers. Vous devriez consulter un professionnel agréé pour obtenir des conseils concernant votre situation particulière.

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