Google pourrait devoir vendre Chrome, et OpenAI veut l'acheter
Les grandes entreprises technologiques semblent passer la plupart de leur temps dans les salles d’audience, mais ces affaires ne semblent pas non plus avoir beaucoup d’impact sur les utilisateurs. Les décisions changent constamment et il faut beaucoup de temps avant de constater un impact tangible. Actuellement, Google risque d'être démantelé et vendu, et si cela se produit, OpenAI a annoncé au tribunal qu'il était intéressé par une acquisition.
OpenAI, la société derrière ChatGPT, ne collabore actuellement pas du tout avec Google. L'année dernière, Google semblait intéressé à conclure un accord pour utiliser la technologie de recherche de Google avec ChatGPT, mais les négociations ont échoué. Au lieu de cela, OpenAI travaille désormais au développement de son propre index de recherche, mais ce projet s’est avéré prendre beaucoup plus de temps que prévu. Cette tendance reflète la quête d’indépendance technique d’OpenAI et l’amélioration de ses propres capacités dans le domaine de l’intelligence artificielle.
L'entreprise pensait initialement pouvoir traiter 80 % des requêtes ChatGPT grâce à son propre index de recherche d'ici la fin de l'année, mais estime désormais qu'il lui faudra plusieurs années pour atteindre cet objectif. Ce constat, conjugué à d'importants problèmes de qualité au sein de sa technologie de recherche actuelle, explique pourquoi OpenAI a déclaré être intéressée par l'acquisition de Chrome si celui-ci était mis en vente. Cet intérêt témoigne de la volonté d'OpenAI d'intégrer des fonctionnalités de recherche avancées à ses plateformes existantes.
Étant donné que des millions de personnes utilisent Chrome comme navigateur, un tel rachat aurait assurément un impact sur les utilisateurs. Que fera OpenAI de Chrome après son acquisition ? Impossible de le savoir avec certitude, mais on peut supposer que le produit sera rebaptisé et intégré à ChatGPT pour créer une plateforme colossale basée sur l'IA, dédiée à la navigation, la recherche et la génération d'images. Le réseau social d'OpenAI, dont on parle beaucoup, pourrait également être intégré à ce projet.
Bien sûr, Google fait appel de la décision qui le désigne officiellement comme un « monopole » dans la recherche en ligne, donc la bataille n’est probablement pas encore terminée. Mais la part de marché de Google dans le domaine des moteurs de recherche tourne autour de 90 %, et il semble très difficile de prétendre qu'il ne s'agit pas d'un monopole. Espérons qu’il ne faudra pas attendre encore cinq ans pour découvrir comment tout cela se termine. Ce problème représente un défi majeur pour l’industrie technologique et soulève des questions sur l’avenir de la concurrence et de l’innovation dans la recherche en ligne.
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